Foire à tout

Un peu de tout, beaucoup de n'importe quoi

24 juillet 2009

L'Altermonde

Je vais pas vous raconter tout l'Empire... Si vous pouvez pas faire le voyage, alors lisez Sibéria... Vous en saurez-vivance plus que moult...et puis dépaysés serez... différentialisés serez... C'est ça qui compte!

                  Jean-Claude Albert-Weil, L'Altermonde

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A la poursuite du bonheur

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08 juillet 2009

Du désintérêt

   Aussi a-t-on remarqué que c’est dans le moyen âge que les hommes sont le plus  su-jets à ces langueurs de l’ame, à cette maladie intérieure, à cet état de vapeurs dont j’ai parlé. On court encore à cet âge après les plaisirs de la jeunesse, on les cherche par habitude et non par besoin ; et comme à mesure qu’on avance il arrive toûjours plus fréquemment qu’on sent moins le plaisir que l’impuissance d’en jouir, on se trouve contredit par soi-même, humilié par sa propre foiblesse, si nettement et si souvent, qu’on ne peut s’empêcher de se blâmer, de condamner ses actions, et de se reprocher même ses desirs.
   D’ailleurs, c’est à cet âge que naissent les soucis et que la vie est la plus contentieuse ; car on a pris un état, c’est-à-dire qu’on est entré par hasard ou par choix dans une carrière qu’il est toûjours honteux de ne pas fournir, et souvent très-dangereux de remplir avec éclat. On marche donc péniblement entre deux écueils également formidables, le mépris et la haine, on s’affoiblit par les efforts qu’on fait pour les éviter, et l’on tombe dans le découragement ; car lorsqu’à force d’avoir vécu et d’avoir reconnu, éprouvé les injustices des hommes, on a pris l’habitude d’y compter comme sur un mal nécessaire ; lorsqu’on s’est enfin accoûtumé à faire moins de cas de leurs jugemens que de son repos, et que le cœur endurci par les cicatrices mêmes des coups qu’on lui a portés, est devenu plus insensible, on arrive aisément à cet état d’indifférence, à cette quiétude indolente, dont on auroit rougi quelques années auparavant.

                      Buffon, Histoire naturelle

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04 juillet 2009

Le goudron, c'est bon

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au mouton pourrissant dans les ruines d'oppède

la peur vide le ventre du mouton
comme elle vide celui de l'homme
il fiente
                il fiente encore et meurt

que de la merde sèche demeure
en témoignage de sa lutte avec l'ange

ça
     immonde
                         devenu son lit éternel
et sa carcasse par-dessus affalée
dans une ultime étreinte passionnée
possédant sa victoire fantôme
et
     par elle
                   maintenant possédée
sa carcasse toujours exagérément gonflée
et de vent
                     et de fatigue
                                               et d'angoisse
(...)

                Henri Simon Faure, au mouton pourrissant dans les ruines d'oppède

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