21 mai 2009

Pour un socialisme pré-raphaëlite

  Ainsi, mon idéal se définit d'abord par une vie simple et naturelle, mais aussi sans contraintes. Il faut commencer par être libre pour pouvoir ensuite tirer plaisir de toutes les circonstances de la vie, puisque dans une société libre, chacun devra abattre sa part de travail.  Voilà  qui est totalement opposé à la société qui décrète  :   « Evitez les peines », ce qui implique que les autres vivent à votre place. Je dis, et les socialistes ont le devoir de le dire : « Prenez la peine et transformez la... [Lire la suite]
Posté par Ibis à 19:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 avril 2009

Soirs

Peut-être était-ce cela, vieillir : être frappé d'incrédulité face à une réalité toujours plus déconcertante, le sentiment, la conviction plutôt, que, non, vous n'avez pas changé, subissant certes les attaques du temps, mais que c'est le monde alentour qui s'éloigne inéluctablement, comme une langue de terre qui se détacherait du rivage où vous vous tenez, pour se fondre peu à peu dans la brume.               Patrick Mauriès, Soirs de Paris
Posté par Ibis à 22:11 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
25 avril 2009

1941

Trop fort, Cioran : il avait même prévu internet. « Lorsque se défond les liens qui unissaient les congénères dans la bêtise reposante de leur communauté, ils étendent leurs antennes les uns vers les autres, comme autant de nostalgies vers autant de vides. » (De la France)
Posté par Ibis à 21:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 novembre 2008

A rebours

Eh! croule donc, société! meurs donc, vieux monde! s'écria des Esseintes, indigné par l'ignominie du spectacle qu'il évoquait ; ce cri rompt le cauchemar qui l'opprimait.              J. K. Huysmans, A rebours
Posté par Ibis à 22:06 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
18 juin 2008

Io sono contento

   « Les Monstres, premier film à sketches de Dino Risi (1963), se terminent sur trois mots : « Io sono contento (je suis content), io sono contento.» Vautré dans un fauteuil roulant, Vittorio Gassman n'a plus que ces trois mots en lieu et place des dents. (...) Lançant ses petits poings d'interrogation dans le vide, boxant la dioxine et les intempéries, le io sono contento de Gassman pourrait bien être l'allégorie de l'internaute satisfait (pléonasme). » (Francis Marmande)
Posté par Ibis à 23:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 juin 2008

Littérarisme

  Qu’y a-t-il de plus formaliste, de plus nihiliste, de plus solipsiste – et de plus décadent en un âge qui redécouvre les vertus éternelles du travail – que de perdre son temps à répertorier des récurrences, des recodages et des surcodages du mot « parapluie » dans des textes rédigés par des bourgeois oisifs du xixe siècle ? Seul un « littérariste », oisif lui-même, peut se complaire sans honte à disséquer des parapluies textuels (alors que le monde brûle ou se noie autour de lui). Et pourtant il faut défendre ce littérarisme.... [Lire la suite]
Posté par Ibis à 11:24 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
29 décembre 2007

L'impuissance du désespoir

  Quand les ouvriers de Turin et de Milan commenceront aussi à lutter pour une réelle démocratisation de cet appareil fasciste qu'est la télé, on pourra réellement commencer à espérer. Mais tant que tous, bourgeois et ouvriers, s'amasseront devant le téléviseur pour se laisser humilier de cette façon, il ne nous restera que l'impuissance du désespoir.             Pier Paolo Pasolini (1972)
Posté par Ibis à 17:38 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
28 décembre 2007

Guy Môquet fumait-il ?

Posté par Ibis à 12:40 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
18 décembre 2007

Ciné perdu

Posté par Ibis à 10:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 décembre 2007

Nous sommes tous des Américains

Non seulement la Brook Farm et les communautés fouriéristes ont échoué, mais la société toute entière également. Pourtant le clair de lune est toujours là, clair, serein, bénéfique et immuable.                      Henry David Thoreau Il vaudrait mieux mettre à la poubelle tout ce système puant et en tirer les conséquences.                    Theodore Kaczynski
Posté par Ibis à 15:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]