18 octobre 2009
Mon état d'esprit du moment

Je ne pense pas qu'à ça, mais quand je pense, c'est à ça que je pense.
02 septembre 2009
A l'écart

14 août 2009
Avions en papier
... les jours passent vite alors qu'on aurait pu croire le contraire lorsqu'on est là, assis, à attendre je ne sais quoi, à boire et à boire encore jusqu'à devenir le prisonnier des vertiges, à voir la terre tourner autour d'elle-même et du soleil même si je n'ai jamais cru à ces théories de merde que je répétais à mes élèves quand j'étais encore un homme pareil aux autres, faut vraiment être un illuminé pour débiter des énormités de ce genre parce que moi, à vrai dire, quand je bois mon pot, quand je suis assis peinard à l'entrée du Crédit a voyagé, je ne réalise pas que la terre que je vois là puisse être ronde, qu'elle puisse s'amuser à tourner sur elle-même et autour du soleil comme si elle n'avait rien d'autre à foutre que de se causer des vertiges d'avions en papier...
08 juillet 2009
Du désintérêt
Aussi a-t-on remarqué que c’est dans le moyen âge que les hommes sont le plus su-jets à ces langueurs de l’ame, à cette maladie intérieure, à cet état de vapeurs dont j’ai parlé. On court encore à cet âge après les plaisirs de la jeunesse, on les cherche par habitude et non par besoin ; et comme à mesure qu’on avance il arrive toûjours plus fréquemment qu’on sent moins le plaisir que l’impuissance d’en jouir, on se trouve contredit par soi-même, humilié par sa propre foiblesse, si nettement et si souvent, qu’on ne peut s’empêcher de se blâmer, de condamner ses actions, et de se reprocher même ses desirs.
D’ailleurs, c’est à cet âge que naissent les soucis et que la vie est la plus contentieuse ; car on a pris un état, c’est-à-dire qu’on est entré par hasard ou par choix dans une carrière qu’il est toûjours honteux de ne pas fournir, et souvent très-dangereux de remplir avec éclat. On marche donc péniblement entre deux écueils également formidables, le mépris et la haine, on s’affoiblit par les efforts qu’on fait pour les éviter, et l’on tombe dans le découragement ; car lorsqu’à force d’avoir vécu et d’avoir reconnu, éprouvé les injustices des hommes, on a pris l’habitude d’y compter comme sur un mal nécessaire ; lorsqu’on s’est enfin accoûtumé à faire moins de cas de leurs jugemens que de son repos, et que le cœur endurci par les cicatrices mêmes des coups qu’on lui a portés, est devenu plus insensible, on arrive aisément à cet état d’indifférence, à cette quiétude indolente, dont on auroit rougi quelques années auparavant.
20 juin 2009
Pensée du soir
Quand les autres croient nous donner cette grande miséricorde de la parole humaine et ce témoignage que nous leur réclamons, ce ne sont pas eux qui nous parlent, mais nous encore qui parlons tout seuls avec le son convaincant de leur voix.
Jean Duperray, Dora Providence
16 juin 2009
Les Montagnes de Worcester
Hier, j'ai fait du ski nautique, et aujourd'hui je marche comme un pingouin. A la pre-mière tentative, je n'ai pas réussi à me dresser sur mes jambes. La seconde fois non plus. Comme je n'ai pas eu de troisième essai (l'orage menaçait, il fallait rentrer), je n'ai pas vraiment réussi à faire du ski nautique! Et je ne sais pas très bien où j'en suis, ni même si j'en suis. Du monde, d'un peu tout. Je m'interroge. La métaphore du bord de l'assiette qui hantait les anciens navigateurs me hante à mon tour. Je marche comme un pingouin, et ça glisse.
Jim Palette, Les Montagnes de Worcester
29 avril 2009
Pensée du soir
« Qu'as-tu à toujours penser à toi. Tu ferais mieux de penser aux autres. »
- Je n'en ai pas envie.
14 avril 2009
La Mongolique
... Je ricanais doucement et je sentais la fin d'un monde. ( Maurice Ciantar, La Mongolique)
13 avril 2009
Lille
Sentir entre le pouce et l'index la trépidation d'une tige de matière plastique déposant une trace qui s'allonge à l'infini en arabesques stupides s'appelle écrire... Ecrire quoi, je vous l'demande. Et je ne peux vous rendre compte, lecteur crétin, que du sentiment de gêne mélé de répulsion, pour ne pas dire de paresse, qui me laisse dans le fond de la gorge comme un sédiment tenace ; quelque chose à expulser mais qui se révèlerait en dernière analyse inexpulsable.
(...)
31 décembre 2008
Et surtout la santé!







