25 avril 2009
Soirs
Peut-être était-ce cela, vieillir : être frappé d'incrédulité face à une réalité toujours plus déconcertante, le sentiment, la conviction plutôt, que, non, vous n'avez pas changé, subissant certes les attaques du temps, mais que c'est le monde alentour qui s'éloigne inéluctablement, comme une langue de terre qui se détacherait du rivage où vous vous tenez, pour se fondre peu à peu dans la brume.
Patrick Mauriès, Soirs de Paris
1941
Trop fort, Cioran : il avait même prévu internet. « Lorsque se défond les liens qui unissaient les congénères dans la bêtise reposante de leur communauté, ils étendent leurs antennes les uns vers les autres, comme autant de nostalgies vers autant de vides. » (De la France)
Baptiste Folliot
20 avril 2009
Alessa Esteban
19 avril 2009
Pierre Merlier
Tout commence autour de minuit
La Mort est la voyageuse invisible. L'Amoureuse qui prie pour que vienne la Nuit. Ce n'est pas une chasseresse, elle n'a pas besoin de chiens ; ni de la lente venue des cavalières d'hypnose - elle est plus fragile que les démons qui nous habitent et, quand elle tâche à nous saisir par la main, c'est de façon que nous ayons oubli gagné du patafar et de l'opaque qui nous étrangent, la délo, la délo, la délivrance sur son petit air de flûte...
(...)
Francis Giraudet, Stylhouettes
14 avril 2009
Et s'il n'en reste qu'une...
Serena, elle, est en forme, c'est toujours ça.
La Mongolique
... Je ricanais doucement et je sentais la fin d'un monde. ( Maurice Ciantar, La Mongolique)
Marilyn Chambers
Ami lecteur, sauras-tu reconnaitre Marilyn Chambers au milieu de ses camarades de la Westport Staples High School (promotion 1970) ?

13 avril 2009
L'inutile
L'inutile nous regarde avec ses yeux serrés
L'alcool des grands morts brûle aux bûchers de l'âge,
brûle la hache des bouchers
On croira qu'il fait beau, on croira l'étincelle :
l'inutile nous regarde avec ses yeux de cire
Plus mort qu'un rat, plus roi qu'un mort
est l'inutile
avec ses filles entre les haies
et ses croisés à la fenêtre -
l'inutile aux bras lourds,
au souffle vaste sur les écrans
Il y a des poussières nues et des bêtes incertaines
ce n'est pas l'inutile
Il y a les roses de l'inutile,
le balancement de l'inutile,
des montagnes de montagnes
et les méduses du temps
L'inutile, c'est l'être-là,
et l'être-là nous n'y sommes pas.















